QuadX F-One : le guide complet du nouveau tissu pour wing et kite

QuadX F-One - Tissu composite 4 couches pour wing et kite 2026

Guide mis à jour en février 2026

📌 Réponse rapide

Le QuadX est un tissu laminé 4 couches (~120 g/m²) développé par F-One pour les structures gonflables des wings et kites. Sa construction inverse celle de l’Aluula : le film PET est caché à l’intérieur entre un tissu Dyneema et un polyester protecteur, avec des renforts en X pour le biais. Résultat : des performances d’élongation comparables à l’Aluula, une meilleure durabilité, un prix environ 30% inférieur, et un produit fini aussi léger grâce à l’absence de renforts de couture. F-One l’utilise sur la Strike QuadX 2026 (à partir de 1 329 €) et la Banger (kite).

Tu as peut-être vu passer le nom QuadX ces dernières semaines, ou lu que F-One « sautait » l’Aluula pour passer directement à autre chose. En réalité, c’est une histoire qui a débuté il y a 4-5 ans dans la tête de Raphaël Salles, le président de F-One, et qui aboutit aujourd’hui avec un tissu pensé spécifiquement pour le kite et la wing.

Ce guide regroupe tout ce qu’on sait sur le QuadX : sa construction technique, sa comparaison avec l’Aluula, le Dacron et les constructions 3 layers, et les retours de terrain. La source principale est l’excellente interview de Raphaël Salles réalisée par Erwan Jauffroy sur la chaîne Water Sport Zone, un travail de grande qualité qu’on va citer à plusieurs reprises dans cet article. Merci à lui pour ce contenu.

F-One l’utilise sur la Strike QuadX 2026, disponible à partir de 1 329 € chez GlissEvolution.

Schéma comparatif construction 3 Layers vs Quad X - Ultra-PE wing

3 Layers (85 g/m²) vs Quad X (125 g/m²) - Crédit : F-ONE

🎯 Ce guide en bref

Le QuadX est un tissu laminé 4 couches à base de Dyneema (Ultra-PE) développé par F-One pour les bords d’attaque des wings et kites. Il se compose d’un tissu Dyneema, d’un film PET caché à l’intérieur, de renforts en X et d’un polyester protecteur. Le choix entre QuadX, Aluula, Dacron ou 3 layers dépend de ton budget, de tes exigences de performance et de ta fréquence de navigation. Ce guide t’explique chaque technologie, leurs différences concrètes sur l’eau, et pour qui le QuadX fait la différence. Rédigé par l’équipe GlissEvolution, 21 ans d’expertise glisse à Pornichet.

⚡ En 30 secondes
  • QuadX : tissu laminé 4 couches (~120 g/m²) avec film PET caché à l’intérieur
  • Composition : tissu Dyneema + film PET + renforts en X (Dyneema) + polyester extérieur
  • vs Aluula : construction inversée, pas besoin de renforts de couture, ~30% moins cher, poids final comparable
  • vs Dacron : 5 à 6 fois moins d’allongement, plus léger en produit fini
  • vs 3 layers : la 4ème couche protège le film, meilleure tenue dans le temps, stretch réduit dans le biais
  • 🛡️ Anti-UV natif : couche polyester extérieure qui protège le film des UV et de l’abrasion — contrairement à l’Aluula et aux 3 layers où le film est exposé
  • Sur l’eau : pumping plus intuitif, plage élargie, moins de fatigue bras, le tissu « respire »
  • Prix Strike QuadX : à partir de 1 329 € (100% QuadX sur toute la structure gonflable)

Pourquoi le bord d’attaque est la pièce maitresse

Le mat de la wing

Avant de parler de tissu, il faut comprendre pourquoi l’industrie investit autant de R&D sur les structures gonflables et pas sur le spi (la canopée). Raphaël Salles l’explique simplement : le bord d’attaque d’une wing, c’est l’équivalent du mat d’un voilier. C’est lui qui maintient le profil, lui qui donne la rigidité, lui qui détermine la performance. Si ton bord d’attaque se déforme, c’est tout le profil de l’aile qui change, et avec lui la puissance, la stabilité et la plage de vent utilisable.

Sur un kite, c’est la même logique

Le bord d’attaque du kite (le « leading edge ») encaisse toutes les contraintes aérodynamiques. Un tissu qui s’allonge, c’est un kite qui se déforme quand tu charges dans les rafales, qui perd de la réactivité et finit par fatiguer ton pilotage.

C’est donc logiquement sur ce composant que les fabricants concentrent leurs efforts, bien plus que sur le tissu de canopée (le spi), dont la qualité a aussi évolué mais dont l’impact reste secondaire.

Le défi des fabricants de tissus

Pousser l’innovation au quotidien

Raphaël Salles pose un constat que peu de marques partagent ouvertement : le kite et la wing, c’est un marché minuscule pour un fabricant de tissus. Les grammages dont on a besoin, entre 80 et 180 g, ne correspondent quasiment à aucune autre industrie. Les bateaux travaillent avec des tissus beaucoup plus lourds. En clair, les fabricants de tissus n’ont pas d’intérêt économique majeur à développer des laminés haut de gamme pour une niche aussi petite.

Un travail de longue haleine

C’est pourquoi les marques de kite/wing doivent aller chercher elles-mêmes les innovations. Raphaël Salles explique qu’il passe énormément de temps à visiter des fabricants en Asie et en Europe, à fouiller dans leurs « étagères », à tester des matériaux pensés pour d’autres usages. C’est un travail de longue haleine qui nécessite 4-5 ans entre la découverte d’un matériau et sa mise en production sur une aile.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le QuadX : pas comme un coup marketing, mais comme le résultat d’une recherche de terrain initiée bien avant les 3 layers du marché.

Le Dacron : 30 ans de règne

Le Dacron est le matériau historique des structures gonflables. Utilisé depuis les débuts du kite, il a fait le travail pendant près de 30 ans sans véritable concurrent. Fiable, abordable, facile à travailler, il reste le choix par défaut pour les constructions standard. Mais Raphaël Salles le dit clairement : le Dacron a atteint ses limites. Son allongement est trop important pour les exigences de performance actuelles. Il se déforme sous charge, ce qui oblige les marques à surgonfler les structures pour compenser, et le profil de l’aile évolue avec le temps.

L’Aluula : le regard de Raphaël Salles

Un matériau qu’il n’a jamais adopté

F-One est peut-être la seule marque à n’avoir jamais vendu un seul kite en Aluula. Raphaël Salles a toujours considéré que le rapport performance/prix n’était pas justifié pour le pratiquant. Des kites à 3 000 €, c’est un positionnement tarifaire qui lui semblait difficilement justifiable pour la majorité des pratiquants.

Son reproche principal porte sur la fabrication : l’Aluula utilise un film Ultra PE placé à l’extérieur du tissu. Ce film est fragile aux UV, aux frottements, et surtout aux coutures. Quand on coud du film, on le déchire, ce qui oblige à ajouter des renforts de couture sur environ 15% de la surface du bord d’attaque. Ces renforts ajoutent du poids et annulent en partie le gain de légèreté du tissu brut.

Le problème technique des renforts de couture

C’est un point que Raphaël Salles développe longuement. L’Aluula fait ~80 g/m² sur la balance, mais en produit fini, avec le double-face obligatoire (le film seul ne se coud pas), les renforts aux coutures et les protections, le gain de poids réel sur la wing complète est beaucoup plus faible que ce que le chiffre brut laisse penser.

Il insiste aussi sur la durabilité : le film exposé est sensible aux UV et aux micro-abrasions. Certains retours du marché faisaient état de délaminations du film après 1-2 saisons d’utilisation intensive, ce qui confortait sa prudence.

Pour autant, il reconnait qu’il fallait aller au-delà du Dacron. La question était de trouver un matériau qui combine les performances de l’Ultra PE avec une construction plus robuste et plus simple à travailler.

Le QuadX : la recette à 4 couches

La métaphore du burger

Raphaël Salles compare la fabrication d’un laminé à la confection d’un burger : il faut choisir son pain, sa viande, ses tomates et son bacon, puis empiler les couches de façon différente avec des grammages différents.

Le QuadX tire son nom de ses quatre couches. C’est là que la différence avec les autres constructions est fondamentale : le film PET n’est pas en surface (comme pour l’Aluula ou les 3 layers classiques), il est caché à l’intérieur du sandwich, protégé par un tissu polyester extérieur. En partant de l’intérieur vers l’extérieur : tissu Dyneema (Ultra PE), film PET, renforts en X en Dyneema, tissu polyester de protection.

Le film caché : l’innovation fondamentale

Le film à l’intérieur, c’est le coeur de la technologie QuadX. Résultat : on peut coudre directement le tissu sans abimer le film, donc pas besoin de renforts de couture. C’est 15% de surface en moins à couvrir, du poids en moins, et une fabrication plus simple.

Le tissu polyester extérieur protège le film des UV et de l’abrasion — là où l’Aluula et les 3 layers exposent leur film directement, d’où les délaminations constatées après 1-2 saisons. F-One peut ainsi produire un bord d’attaque résistant sans compromis sur les performances d’élongation. Le grammage du tissu brut est de ~120-125 g/m², mais le poids de la wing complète est comparable voire inférieur à une construction Aluula grâce à l’absence de renforts.

Comment le QuadX est né

L’histoire du QuadX, c’est celle d’une trouvaille dans une étagère. Raphaël Salles raconte que les fabricants de tissus sont très forts pour parler de ce qu’ils veulent vendre, mais que parfois, dans leurs placards, ils ont des matériaux intéressants qu’il faut aller chercher soi-même. C’est en fouillant chez un fournisseur qu’il est tombé sur un laminé à 4 couches qui l’a immédiatement intrigué.

Il a ensuite passé 4-5 ans à travailler le matériau, à ajuster les grammages de chaque couche, à tester des dizaines de combinaisons avant d’arriver à la version finale. Le QuadX n’est pas un tissu acheté sur catalogue, c’est un développement sur-mesure entre F-One et son fournisseur.

La « respiration » du tissu : un avantage invisible

Un point que Raphaël Salles aborde longuement : le QuadX « respire ». Là où les constructions à film exposé comme l’Aluula offrent une rigidité plus figée, le QuadX peut légèrement se déformer sous charge puis revenir à sa forme. C’est une propriété du tissu extérieur qui amortit les micro-variations de pression.

Concrètement, quand une risée arrive, l’aile absorbe la surcharge au lieu de transmettre 100% du choc au rider. En pumping, le retour du tissu aide le mouvement au lieu de le freiner. Raphaël Salles utilise l’image d’un amortisseur : le tissu travaille avec toi, pas contre toi.

QuadX vs 3 layers : deux philosophies Ultra-PE

Sur le marché, plusieurs marques utilisent des tissus Ultra PE en 2 ou 3 couches, avec des appellations comme UPE Aramid ou équivalent. Ces constructions tournent souvent autour de 85 g/m², avec un objectif clair : réduire le poids au maximum.

Le QuadX prend le contre-pied : il ajoute une couche supplémentaire pour protéger le film et renforcer le biais, au prix d’un grammage tissu plus élevé (~120 g/m²). L’idée de Raphaël Salles, c’est que le grammage du tissu seul n’est pas le bon indicateur. Ce qui compte, c’est le poids de la wing complète. Et là, l’absence de renforts de couture et la simplicité de fabrication compensent largement les ~35 g/m² supplémentaires du tissu brut.

C’est un point clé : tous les tissus sont résistants dans la chaine et dans la trame, mais travaillent très mal dans le biais. Les renforts en X en Dyneema corrigent cette faiblesse. Concrètement, quand tu charges l’aile, quand tu pompes, quand tu accélères ou quand tu prends une rafale, la structure bouge moins « dans le mauvais sens ».

Raphaël Salles le confirme : tous les tissus qu’il avait testés en 2 ou 3 couches ne l’avaient pas impressionné. C’est au passage à 4 couches que le gain de performance sur l’eau a été vraiment marquant, au point de transformer le feeling de son aile.

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Comparatif global : Dacron vs Aluula vs 3 layers vs QuadX

CritèreDacronAluula (3 couches)3 layers classiqueQuadX (4 couches)
ConstructionTissage simple polyesterFilm - Ultra PE - Film~3 couches, film exposéPolyester - Film PET - Dyneema + X
Grammage tissu~170-180 g/m²~80 g/m²~85 g/m²~120 g/m²
Position du filmPas de filmExtérieur (exposé)Extérieur (exposé)Intérieur (protégé)
Allongement vs DacronRéférence (1x)5-6x moinsVariable selon marque5-6x moins
Résistance biaisFaibleModéréeModéréeRenforcée (X-pattern)
Renforts de coutureNon nécessairesObligatoires (~15%)VariablesNon nécessaires
Poids wing complèteRéférenceComparable (renforts)Plus léger sur la balanceComparable Aluula
Résistance UV / abrasionBonneSensible (film exposé)Sensible (film exposé)Bonne (polyester ext.)
Le tissu « respire »OuiLimitée (film rigide)LimitéeOui
Tenue dans le tempsBonneDemande un entretien soignéVariable, stretch progressifOptimisée (film protégé)
Niveau de prixAbordableTrès élevéÉlevé~30% sous Aluula

✅ Avantages du QuadX

  • Film protégé : la 4ème couche polyester protège le film des UV, de l’abrasion et des coutures — les 3 layers et l’Aluula exposent leur film directement, d’où les délaminations constatées après 1-2 saisons intensives
  • Anti-stretch : tissage X-pattern qui maintient la rigidité dans le biais
  • Pas de renforts : 15% de surface et de poids économisés par rapport à l’Aluula
  • Le tissu « respire » : amortit les risées et revient à sa forme
  • Élongation top : 5-6x mieux que le Dacron, comparable à l’Aluula
  • Prix maitrisé : tissu ~30% moins cher que l’Aluula
  • Durabilité : performances préservées session après session

⚠️ À savoir

  • Grammage tissu brut supérieur : ~120 g/m² vs ~80-85 g/m² pour l’Aluula et le 3 layers
  • Pas le plus léger sur la balance du tissu : mais le poids wing complète est comparable
  • Exclusivité F-One : pour le moment, seul F-One utilise le QuadX
  • Technologie récente : les retours long terme restent à confirmer sur plusieurs saisons

Ce que ça change concrètement sur l’eau

Le feeling QuadX

Raphaël Salles décrit un changement de feeling immédiat avec la Strike QuadX. La wing est suffisamment rigide pour ne pas se déformer et perdre ses performances, mais elle peut respirer, amortir les risées, et accompagner le pumping de manière plus naturelle. Ce n’est pas juste un tissu qui « ne bouge pas » : c’est un tissu qui travaille avec le rider.

Les avantages concrets sur l’eau, tels que décrits par Raphaël Salles : le pumping est plus sain et plus intuitif (le tissu accompagne et restitue l’énergie), la plage d’utilisation est élargie (l’aile garde son profil plus longtemps dans les sous-toiles), les bras fatiguent moins (amortissement des risées au lieu de transmission directe), et les performances sont préservées dans le temps (pas de stretch progressif comme le Dacron).

Le gonflage : un indice révélateur

Un détail technique révélateur : la Strike QuadX se gonfle à presque 11 PSI, contre environ 9 PSI pour une version Dacron. Le tissu supporte plus de pression sans se déformer, ce qui donne un bord d’attaque plus rigide, un profil plus stable, et des performances plus constantes même quand le vent monte.

Raphaël Salles souligne que le gonflage plus élevé ne pose pas de problème de confort : le tissu amortit naturellement les variations, contrairement à un film rigide qui transmettrait chaque rafale directement au rider.

✅ L’essentiel sur l’eau
  • Pumping plus intuitif et moins fatigant
  • Plage d’utilisation élargie (le profil tient plus longtemps)
  • Gonflage à 11 PSI (vs 9 PSI Dacron) pour plus de rigidité
  • Le tissu « respire » et amortit les risées
  • Performances stables session après session

Le QuadX sur les kites : Charles Brodel et la Banger

Le QuadX ne se limite pas aux wings. Raphaël Salles évoque le développement de la Banger avec Charles Brodel, le spécialiste du big air en foil, seul rider en foil inscrit au King of the Air à Cape Town. Charles avait développé sa Banger en Dacron et cherchait un matériau qui lui permette de pousser plus loin.

Ses retours en QuadX : une douceur et un contrôle accrus, un passage facilité des simples aux double loop avec sa 8m dans 40 noeuds. Le QuadX offre l’équilibre entre déformation (nécessaire pour la maniabilité) et retour (nécessaire pour la stabilité). En big air foil, c’est une combinaison critique.

Brainchild en wing : pas pour tout de suite

La technologie Brainchild (soudure des segments du bord d’attaque) fonctionne bien sur les kites F-One, comme on a pu le voir au King of the Air. Mais en wing, ce n’est pas encore au programme. Ralph Rosel (Brainchild) dispose de Dacron à 140 g, alors qu’une wing nécessiterait du Dacron à 170 g minimum. Raphaël Salles précise que Brainchild est un partenaire important, mais que la technologie de soudure ne s’applique pas encore au QuadX. C’est un développement séparé, et chaque avancée viendra en son temps.

Le QuadX dans la stratégie F-One

Un matériau, mais aussi une conception globale

Raphaël Salles ne cache pas que le QuadX est un soulagement pour F-One. Pendant 4-5 ans, il a fait le choix de ne pas suivre la tendance Aluula, convaincu qu’une meilleure solution existait pour l’industrie du kite et du wing. Il a poussé les fabricants de tissus à chercher autre chose, a refusé de vendre de l’Aluula quand la concurrence en faisait un argument marketing, et a pris le risque d’être perçu comme « en retard ».

Avec le QuadX, F-One peut enfin proposer une alternative qui correspond à sa vision : un matériau performant, durable, à un prix maitrisé, produit de manière industrielle sans compromis. La Strike QuadX 2026 est au même niveau de prix que l’ancienne version Aluula, mais avec 100% de la structure en QuadX au lieu de 20-30% d’Aluula.

Ce que ça change pour le marché

C’est un signal important pour le marché. Si le QuadX tient ses promesses sur la durée (et les premiers retours sont très encourageants), il pourrait redéfinir le standard de construction pour l’industrie, comme le Dacron l’a fait il y a 30 ans.

Raphaël Salles insiste aussi sur un point souvent oublié : le tissu seul ne fait pas tout. La conception de l’aile, le profil, la coupe des panneaux, le positionnement des coutures, tout ça influence autant les performances que le tissu. Le QuadX est un outil, pas une baguette magique. C’est l’association du tissu et du savoir-faire de conception de F-One qui produit le résultat final.

Pour qui ? Notre avis GlissEvolution

Si tu navigues souvent, si tu gardes ton matos, si tu veux une wing qui reste rigide et précise dans le temps, le QuadX vise clairement ce besoin. La Strike QuadX 2026 est pensée dès le départ autour de ce matériau, avec une structure 100% QuadX.

Si ton critère numéro 1 c’est le prix d’entrée, la Strike V6 en Dacron (à partir de 999 €) reste un excellent choix. La Strike est un design éprouvé et la version Dacron bénéficie de toutes les améliorations de shape de cette génération.

Si tu es dans l’écosystème Duotone, Reedin ou Eleveight, les constructions 3 layers ou alternatives de ces marques ont aussi leurs qualités. On est disponibles au magasin pour comparer et t’aider à choisir en fonction de ton programme et de ton budget.

💬 L’avis en une phrase

QuadX : « Le premier tissu qui combine les performances de l’Ultra-PE avec la durabilité et le prix d’une construction industrielle maitrisée. »

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Questions fréquentes

C’est quoi le QuadX de F-One ?

Le QuadX est un tissu laminé à 4 couches (~120-125 g/m²) développé par F-One pour les structures gonflables des wings et kites. Il se compose d’un tissu Dyneema (Ultra PE), d’un film PET caché à l’intérieur, de renforts en X en Dyneema pour le biais, et d’un tissu polyester extérieur de protection. Sa particularité : le film est protégé à l’intérieur, contrairement à l’Aluula et aux 3 layers où il est exposé.

Quelle différence entre QuadX et Aluula ?

La construction est inversée. L’Aluula place le film Ultra-PE à l’extérieur (fragile aux coutures, nécessite 15% de renforts), le QuadX cache le film à l’intérieur entre deux tissus. Performances d’élongation comparables, mais QuadX ne nécessite pas de renforts, résiste mieux aux UV, et coute environ 30% moins cher.

Quelle différence entre QuadX et 3 layers ?

Le QuadX ajoute une 4ème couche de polyester qui protège le film PET, et un tissage X-pattern qui renforce le biais. Les 3 layers (~85 g/m²) sont plus légers sur le tissu brut mais le film exposé vieillit plus vite. L’écart de poids se réduit sur la wing complète car les 3 layers nécessitent souvent plus de renforts.

Quel est le prix de la Strike QuadX 2026 ?

À partir de 1 329 € chez GlissEvolution, avec 100% de la structure gonflable en QuadX. C’est au même niveau de prix que la version Aluula précédente, qui ne contenait que 20-30% d’Aluula.

Quels avantages concrets sur l’eau ?

Selon Raphaël Salles : pumping plus sain et intuitif, plage d’utilisation élargie, moins de fatigue dans les bras, meilleur amortissement des risées. La Strike QuadX se gonfle à presque 11 PSI (vs 9 PSI en Dacron), ce qui donne un bord d’attaque plus rigide et performant.

Le QuadX existe aussi sur les kites ?

Oui. Charles Brodel a développé la Banger en QuadX. Ses retours : douceur et contrôle accrus, passage des simples aux double loop avec sa 8m dans 40 noeuds. Le matériau allie déformation pour la maniabilité et retour pour la stabilité.

Le QuadX est-il aussi performant que l’Aluula ?

En élongation, les deux sont très proches (5-6x mieux que le Dacron). Le QuadX est même 10-15% supérieur dans un sens. Son avantage supplémentaire : le tissu « respire » et amortit mieux les variations de vent, là où les constructions à film exposé offrent moins de souplesse.

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Sources : Interview de Raphaël Salles (président F-One) par Erwan Jauffroy, chaine Water Sport Zone + données techniques F-One. Les propos cités dans cet article sont fidèles au contenu de la vidéo originale.

Article rédigé par l’équipe GlissEvolution - Pornichet, février 2026

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